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Maison en paille dans le Bugey

Maison en paille dans le Bugey

Autoconstruction d'une maison écologique en paille sur le plateau d'Hauteville dans le Bugey, avec un budget de 100 000 euros. Construction selon la technique du GREB.


Conseils de sioux

Sur cette page, nous souhaitons donner quelques conseils issus de nos expériences heureuses ou malheureuses... Nous l'actualiserons au fil du du chantier.

La paille
Nous avons choisi de la paille bio par conviction écologique. L'agriculteur a loué les services d'un prestataire possédant une petite botteleuse. Car les petites bottes deviennent rares, les céréaliers travaillent aujourd'hui avec des "roundball" ou  bien des grosses bottes rectangles à haute densité (400 kg la botte). Ceci dans une logique de simplification et de mécanisation.

Notre choix a apporté des contraintes. Un champ cultivé en bio n'est pas un "désert" comme un champ conventionnel : d'autres plantes y poussent aussi. Patrick, notre céréalier bio, a choisi de planter de la luzerne pour faire concurrence  aux plantes indésirables. Résultat, on en trouve dans certaines bottes. Cela ne serait pas arrivé si nous avions été présents le jour du bottelage : le prestataire est passé dans des champs contenant trop de luzerne malgré les consignes de Patrick.

Des amis ont choisi un fournisseur travaillant en conventionnel, qui produit chaque année beaucoup de petites bottes. Avantage : il presse lui même, il connait la densité nécessaire, et sa presse est équipée d'un tapis roulant qui monte directement les bottes dans la remorque. Résultat, moins de manipulations à la fourche, moins de travail, et les bottes souffrent moins.

Conclusion : si on donne la priorité aux convictions écologiques, il faut être très présents pendant tout le processus de fabrication. Il faudrait même aller repérer avec l'agriculteur les champs qui seront pressés en petites bottes. Si on refuse ces contraintes, il faut choisir un prestataire ayant l'habitude des petites bottes, et ayant le matériel adapté. La botte est plus chère, sans doute pas bio, mais plus "standardisée" et adéquate pour la construction.

Dans tous les cas : s'y prendre à l'avance... et aller voir sur place !

Le véhicule de chantier
Nous avons longtemps hésité avant d'acheter un vieux Master rallongé. Ca plombe un peu le budget  : 1600 euros + 200 pour la carte grise (et 50 de mieux pour acheter un petit stock d'antirouille). Mais selon moi c'est un investissement indispensable ; même si on se fait livrer sur place, il y a toujours une bétonnière à trimballer ou un lève-tuile à aller chercher quelque part. Et avec un peu de bol, il vivra assez longtemps pour qu'on puisse encore en tirer quelque chose en fin de chantier...
 
L'échafaudage
Nous avons finalement décidé d'acheter un échafaudage. Il nous a coûté 800 euros d'occasion et nous permet de couvrir l'ensemble d'une façade (pignon ou gouttereau) d'un seul coup. Avec le recul, il aurait été intelligent d'y penser avant pour éviter de nombreux coffrages-décoffrages assez acrobatiques sur des échelles. Il se revendra en fin de chantier pour à peu près le même prix, je pense, vu le coût actuel de ferraille.
 
Le compteur de chantier
nous avons eu la bonne idée de d'acheter un coffret de chantier. et de demander un abonnement "de chantier "à ERDF . Nous avons ensuite choisi un fournisseur d'électricité (Enercoop, électricité 100% renouvelable). Quelle facilité par rapport à un groupe électrogène ! Et ce n'est pas si cher.à l'usage, surtout comparé au prix de l'essence consommée par un groupe. Pour avoir testé le groupe électrogène chez des amis, je ne le conseillerai à personne.
 
Les gaines électriques
Il faut absolument les prendre dans un magasin qui vend aux professionnels, pas au briconouille du coin. Un seul exemple : pour passer 2 fils 1.5 mm2 + un fil de phase bindé (très gros), nous eu beaucoup plus de problèmes avec de la mauvaise gaine 20 mm (achetée à Weldom) qu'avec de la bonne gaine "turbogliss"de 16mm...
 
Le mortier GREB
Avec le recul, le meilleur compromis a été la recette suivante :
0.5 seau de ciment
1.5 seau de chaux NHL 3.5
3 seaux de sable
2 seaux à peine remplis de sciure pas tassée du tout
2 seaux de copeaux (idem)
 
Le mortier est ainsi plus solide qu'avec 4 seaux de sciures, et il fait moins de trous au décoffrage qu'avec la version pur copeaux.

En version "tout sciure", je conseille de faire 3 seaux, 3.5 à la limite mais pas 4. Même si une bonne partie de la maison a été faite avec cette dernière version, et qu'elle est encore debout...

 

Pour doser l'eau, il faut l'expérience... disons qu'il faut viser la consistance bouse de vache.

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