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Maison en paille dans le Bugey

Maison en paille dans le Bugey

Autoconstruction d'une maison écologique en paille sur le plateau d'Hauteville dans le Bugey, avec un budget de 100 000 euros. Construction selon la technique du GREB.


Volige sous toiture - épisode 1 : pédalage et rétropédalage en milieu semoulesque

Publié par Seb et Amélie sur 19 Février 2011, 11:40am

Catégories : #Volige intérieure

Cette semaine n'a été franchement productive. Jugez plutôt :

 

Lundi scotchage du frein-vapeur. C'est long, surtout au niveau des entraits ! L'adhésif est cher mais colle très bien, y compris sur le bois brut.

182 8225 1

 

182 8221 1

 

Repérage du centre des chevrons au cordeau traceur :

182 8226 1Ainsi ça sera plus facile de clouer la volige.

 

 

Mardi matin, temps pourri, neige fondue, petit vent froid et humide. Excellent, allons donc travailler dehors ! Chargement de 2m3 de volige à la scierie et stockage sur notre dalle. Bien aligné et bien ventilé, le tas, hein ! Nous avons aussi monté une cinquantaine de planches à l'étage. L'après-midi, taille en biseau des lames du bas à la scie circulaire pour faire une belle jonction avec le mur. Clouage sur le rampant de toiture : c'est beau !

 

Mercredi, enfants pas gardés. J'ai voulu aller clouer quelques planches tout seul. La bonne blague ! J'ai renoncé au bout de deux heures. Une planche tient en place grâce à sa languette insérée dans la rainure de celle du dessous : clouer seul ne pose pas de problème. Mais emmancher la languette dans la rainure avec des planches de 4.50m de long et 22 mm d'épaisseur (pas très souple), pas moyen. Il aurait fallu planter des clous provisoires à une extrémité pour pouvoir tout lâcher et aller de l'autre côté, mais comme tout restera apparent on ne peut pas se le permettre. Bon.

 

Jeudi, retour en force (c'est à dire : à deux !),  cette fois on va faire valser les clous ! Eh bien non. Parce que de nombreuses planches n'ont pas été bien usinées et que les languettes sont mal centrées dans l'épaisseur. Premier tri sur une trentaine de planches pour prendre la mesure du problème. Retour à la scierie avec des chutes de bois pour la démonstration. Stéphane, le scieur, se gratte la tête et passe une heure plus tard sur le chantier. On cause, on suppute, on soupèse, et on décide que les mauvaises planches seront repassées en machine, quitte à réduire l'épaisseur de la languette. Et que le prix au m2 serait réduit.

L'après-midi, je fais un aller-retour à Grenoble pour acheter un échaffaudage d'occase trouvé sur Le Bon Coin. On aurait vraiment dû investir avant ! Pour 800 euros, on va pouvoir couvrir toute une façade d'un coup et évoluer sur des plateaux alu antidérapants, avec des garde-corps ! Ca nous changera des échelles pour la mise en place de la paille et le coulage du mortier sur les pignons. Et aussi pour le pare-pluie, le bardage... De plus on est quasi-certains de le revendre à peu près au même prix dans un an ou deux. Ne faites pas comme nous : achetez un échaffaudage dès le début !

 

Vendredi matin : on trie nos 180 planches de volige. Résultat : 109 sont rejetées et sont remontées au bord de la route. Le scieur viendra les prendre avec son manitou. On a été assez impitoyables mais c'est suffisamment long avec de la bonne volige pour ne pas se rajouter de la difficulté.

L'après-midi, un grand moment de cogitation pour trouver un moyen de rehausser le futur garage fin de rendre la descente moins raide, sans ensevelir complètement la maison. Pour ce faire, on va semi-enterrer le cellier (pas encore construit) au nord. Cogitation aussi sur les fenêtres au nord, qui sont décidément très petites surtout si l'on ne compte que la surface réellement vitrée. Je ferai un article à ce sujet dans les prochains mois.

 

On espère être plus efficaces la semaine prochaine...

Commenter cet article

Sagittarius 21/02/2011 09:18


Parfaite exécution semble-t-il.
Du travail très soigné conforme aux exigences que l'on devine de l'auteur.
Bravo.


Seb et Amélie 21/02/2011 17:58



Merci, merci ! C'est vrai que je suis parfois exigeant voire pinaillleur, mais ça ne m'empèche pas de faire de grosses bêtises comme tout le monde. 



pascal 20/02/2011 20:27


merci pour les explications.
donc entre le garage et le cellier il y aura un escalier, assez raide dangereux par temps neigeux , pour la différence de niveau sans oublier des problèmes de pression sur le mur de
soutènement.
autre idée et après je ne t'ennuie plus: pourquoi pas le garage au bord de la route comme cela plus de problème de terrassement,de tassement de terrain et enfin plus de place pour l'accès entre le
garage et le cellier


Seb et Amélie 20/02/2011 21:08



Eh, ça ne m'ennuie pas !


Tu n'imagines pas le bien que ça fait d'avoir des idées extérieures. Même quand ça ne me fait pas changer d'avis, le fait d'expliquer m' oblige à être très au clair avec ce que je veux vraiment
faire. Et ça, c'est précieux !


Alors : en effet, trajet garage-cellier direct impossible : trop raide, et en plus il y a le toit du bûcher qui gêne. Donc, exit. Du garage, petit chemin qui descend à la porte d'entrée et à
l'entrée du bûcher, et basta.  La porte d'entrée n'est pas celle qu'on utilisait quand tu es venu, ça c'est la porte de communication avec le futur cellier, sur le mur nord. La vraie porte
est à l'est. Ce qui oblige à marcher  10m de plus à l'extérieur, mais tant pis ! C'était plus simple pour notre aménagement intérieur.


L'option garage au bord de la route, on y a pensé aussi. Mais ensuite on ne peut plus se garer ailleurs que dans le garage. De plus la mairie impose de pouvoir stationner sur son propre terrain
le temps de manipuler les portes de garage. Donc il faut reculer le garage par rapport à la route et... le rapprocher de la maison ! Et qui plus est, du côté de la porte d'entrée cette fois-ci.
Pas bon non plus.


 


Bref, l'idée de remblayer sur 1.50 m de haut la plateforme et de faire le soutènement au niveau du cellier nous facilite les choses. On garde un bout d'allée jusqu'au garage, pour se garer "vite
fait" ou pour garer des voitures en plus (copains, etc), mais cette allée sera beaucoup moins pentue : environ 7% au lieu de 20à 25% actuellement. On fera faire le soutènement par un maçon, parce
qu'en effet la poussée va être balèze, et on veut être "couvert" en cas de pépin


 


 



pascal 20/02/2011 12:54


autre solution pour le garage:Le construire un peu éloigné de la maison
avantage:
gagner un peu d'altitude pour réduire l'inclinaison de la rampe d'accès.
Le matin au démarrage un moteur fume énormément et même avec une pièce tampon les odeurs rentrent dans la maison et la polluent.
inconvénient: pas d'abri entre la voiture et la maison les jours de pluie ou neige


Seb et Amélie 20/02/2011 18:55



Oui, en fait c'est bien cela qui est prévu : un garage séparé. Exactement pour les raisons que tu indiques. Il est prévu sur la plateforme où je gare le camion, si tu te souviens. L'accès à cette
plateforme est raide et en cas de neige, il sera très difficile de remonter sur la route ! Il faut donc surélever cet endroit, mais il est proche de la maison, d'autant plus que nous aurons un
petit cellier et un bûcher accolés au mur nord, entre la maison actuelle et le futur garage. Et il faut éviter une pente trop forte qui "dégueulerait" du garage sur le mur du cellier.


On a donc pensé à faire un mur de soutènement (1m à 1m50 de haut) pour rehausser toute la plateforme, et même un peu plus large,  le cellier viendrait prendre appui sur ce mur, et serait
donc semi-enterré, ce qui est bien pour un cellier.


Evidemment on aurait pu mettre la maison plus loin mais on voulait vraiment garder le maximum de place au sud pour la terrasse et le jardin. Car le jardin, c'est quand même la raison d'être d'une
maison individuelle, sinon un appartement convient très bien.


En tout cas c'est vraiment difficile de "penser en 3D", d'autant que le terrassement c'est pas facile à modéliser sur Sketchup !!


 



pascal 20/02/2011 12:41


par expérience un grenier si exigu tu y vas de plus en plus rarement .
As tu déjà couché dans un endroit de 1.30 de haut en passant ,par l'échelle, une trappe de service puis en évitant la personne qui dort déjà sans déchiré le pare vapeur dans les brumes du sommeil
?.Autre point L'été il fait très chaux et l'hiver glaciale même avec une isolation paille.
Pour le stockage au début tu ranges bien autour de la trappe puis la version commando en rampant vers les pignons , car les cotés sont remplis ,te lasse et les objets sont abandonnés mais avec une
bonne conscience.


Seb et Amélie 20/02/2011 15:25



Oui, c'est vrai qu'on ne va rien stocker de trop lourd ou volumineux là-haut !


Quant à la "couchette", on ne pense pas à "la chambre de mamie" mais bien à "la cabane des enfants" !! . J'ai testé une demi-sieste, posé sur une plaque d'OSB là-haut, franchement c'est pas mal,
c'est comme sous une grande tente canadienne. Mais ça restera un appoint et uniquement un appoint ! Et certainement pas au coeur de l'hiver, puisqu'en effet ça va cailler là-haut. Pour l'été, on
a toujours 15°C la nuit donc ça devrait aller !


Le frein-vapeur ne risque rien, il y aura un plancher là-haut.



Fabien - La Triskeline 19/02/2011 15:35


OK, bonne solution en tout cas, vous avez bien raison de faire comme ça. En ce qui nous concerne on s'est arrêté aux combles mais ça fait un espace assez conséquent non utilisé. Ceci dit, c'est un
bon espace tampon qui aurait de toutes façons été vraiment bas pour être utilisé.

Bon courage pour la suite.

Fabien


Fabien - La Triskeline 19/02/2011 14:53


Oui, je me disais bien que ce n'était pas particulièrement exploitable comme espace. Je comprends donc que vous allez isoler uniquement en rampants et pas du le plancher de cet espace.

Le travail a l'air super bien fait donc ça va, mais c'est clair que le risque de fuites d'air est non négligeable avec cette méthode. :/

Vous n'avez pas peur de voir tout la chaleur monter dans cet espace ? Ou alors vous aller aussi isoler un peu le plancher pour en faire une zone tampon plus efficace ?


Seb et Amélie 19/02/2011 15:00



Oui, on va isoler entre les entraits. On a 18 cm de hauteur, on les remplira de ouate en vrac. En effet, ça fera une zone tampon. Du coup, le "grenier" risuqe d'être assez glacial en hiver, et on
a donc prévu AUSSI un frein vapeur sous les entraits !  C'est un peu "ceintures et bretelles" mais ça nous permettra d'utiliser "le grenier" comme bon nous semble : une zone tampon assez
fraiche (nécessité d'un frein vapeur au dessous) ou une extension de l'espace de vie (frein vapeur sous rampant). Ce serait dommage d'économiser 150 euros de frein-vapeur et 50 euros de scotch et
finalement d'avoir des désordres en toiture pour cause d'usage non prévu !


@+,


Seb



Fabien - La Triskeline 19/02/2011 14:30


Salut,

beau boulot ! ;)

Par contre je me pose une question : pourquoi s'être compliqué autant la tâche en entourant chaque solive ? Tout va rester apparent ? Par que sinon il aurait été bien plus simple de mettre le frein
vapeur en dessous des solives pour le scotcher simplement au frein vapeur du rampant/sous-pente.

Enfin j'imagine que c'est apparent du coup, mais j'ai mal à voir ce que vous souhaitez obtenir comme résultat. ;)


Seb et Amélie 19/02/2011 14:48



Bonne question ! D'autant que non, ça ne sera pas apparent. L'espace au dessus des entraits (ce que tu nommes "solives") est assez réduit : environ 1.30 m de hauteur maxi, guère plus de 3m de
large. On aurait pu le condamner, mais on ne l'a pas fait ! Il servira de stockage, voire de "couchette" en cas d'affluence. Du coup, on ne pouvait pas mettre le frein vapeur au dessous puisque
cet espace sera parfois ouvert sur le reste de la maison! Mais il est vrai que ça aurait été beaucoup plus simple.



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