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Maison en paille dans le Bugey

Maison en paille dans le Bugey

Autoconstruction d'une maison écologique en paille sur le plateau d'Hauteville dans le Bugey, avec un budget de 100 000 euros. Construction selon la technique du GREB.


Mortier dans les pignons

Publié par Seb et Amélie sur 28 Mai 2011, 09:11am

Catégories : #Mortier banché

Je n'ai pas donné de nouvelles depuis deux semaines, mais l'activité du moment se résume facilement : envelopper la paille d'une couche de mortier banché, côtés intérieur et extérieur, et sur les deux pignons. Nous devrions y consacrer encore au moins 3 semaines, car le pignon nord n'est pas encore terminé. Petit retour en images.

 

Premières banchées, avec pas mal de trous qui apparaissent au décoffrage.

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Plusieurs causes à cela :

 

1- la présence de la paille sur toute la hauteur du mur rend parfois difficile le centrage des bottes, ce qui réduit l'espace disponible pour le mortier. L'espace théorique, égal à l'épaisseur des montants, est de 4 cm. Avec 2 cm, le mortier ne passe plus.

 

2- Une tentative pour utiliser des copeaux de bois à la place de la sciure : résultat, un mortier moins fluide, moins crémeux, plus compact, qui descend moins bien en présence d'obstacles. Il semble aussi être moins isolant, et beaucoup plus résistant d'un point de vue mécanique.

 

Il y a quand même de beaux espaces bien remplis. Neli, venue en renfort le jeudi, a engagé son honneur personnel sur ceux là : rien à redire.

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Le vendredi, petite journée de bouchage de trous. Rappel de la recette du mortier de rebouchage : 1 volume de chaux, 2 volumes de sable, eau avec parcimonie.

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img 8717 1Ca fait tout de même plus propre...

 

On en profite aussi pour faire les encadrement de portes et fenêtres. Une astuce : les chutes de volige, qui permettent de bancher par tranche de 12 cm.

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Très utile dans ce genre d'espaces étroit, où le mortier ne descend pas bien. Le mortier peut être bien poussé à la truelle dans chaque "tranche". Aucun trou au décoffrage.

 

 

Le lundi suivant, arrivée de Corinne et Alain, venus d'Albertville pour se frotter à la technique. Du renfort qui tombe à pic, juste quand le travail commence à se faire en hauteur et à nécessiter plus de manutention. Ils ont été les premiers à dormir dans notre maison !

 

Au programme, bouchons de paille entre les bottes, clous d'accroche dans les montants, coffrage, remplissage, vibrage, décoffrage... la routine, quoi. Avec une petite variante :  l'échaffaudage, qui permet de bosser toujours à bonne hauteur et qui possède même une potence, ce qui permet de monter facilement les seaux de mortier à la poulie. Le confort, quoi. Je le répète encore : ne faites pas comme nous, achetez-en un dès le début !

 

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Dans l'enthousiame général, même Mamie Chris ne résiste pas au plaisir de remplir quelques seaux de mortier.

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Un grand merci à Alain et Corinne pour le boulot, les pommes, le bon vin bio et la bonne humeur !

 

 

Nous avons testé un mélange copeaux-sciure (c'est pratique, d'être quasiment voisin d'une scierie...) qui se révèle satisfaisant : le mortier "mousse" et prend du volume comme avec la version 100% sciure, mais il est nettement moins friable et presque sec dès le décoffrage comme avec la vrsion 100% copeaux . Je pense que c'est un bon compromis résistance mécanique / isolation. Le volume utilisé est toujours de 4 seaux non tassés par bétonnière.

 

 

Voilà où l'on en est ce vendredi 27 mai au soir : tout est banché jusqu'en haut des fenêtres de l'étage, mais il reste des trous à reboucher, ainsi que les hauts de murs, sous les lisses.

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Ensuite nous ferons le triangle du haut, en utilisant la technique des "petites tranches" évoquée plus haut pour faire les bords inclinés. Il est en effet illusoire de vouloir pousser du mortier horizontalement sur plus de 10 ou 15 cm. Le pignon sud comporte beaucoup plus d'ouvertures : plus de fignolage, mais moins de mortier à bancher. Il devrait donc aller plus vite.

 

La semaine prochaine, pont de l'ascension (famille) et coup de mains chez Neli et Mattias ; rendez-vous dans 2 ou 3 semaines pour la suite des événements .

 

 

I

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