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Maison en paille dans le Bugey

Maison en paille dans le Bugey

Autoconstruction d'une maison écologique en paille sur le plateau d'Hauteville dans le Bugey, avec un budget de 100 000 euros. Construction selon la technique du GREB.


Fin du cellier et quelques bidouilles

Publié par Seb et Amélie sur 2 Décembre 2011, 22:26pm

Catégories : #Couverture

C'est comme tout : on y met le temps, mais on finit par y arriver. Le cellier-bûcher a été terminé cette semaine.

Les tuiles ont été posées samedi dernier avec Lionel, William et Flo, excepté le 1er rang qui risquait de gêner la pose de la gouttière.

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Notez la demi-tuile rouge à gauche, le magasin n'avait plus de noires... ce sera facile à changer plus tard.

 

Pour la zinguerie, c'était notre coup d'essai et nous avons bien tergiversé. Amis zingueurs, ne lisez pas ce qui suit...

Nous avons choisi des gouttières en zinc, plus cher que l'acier galva mais plus durable (la galvanisation dépose du zinc sur l'acier, mais en faible couche). Pour la pente, "les gens" recommandent en général 2 ou 3 mm par mètre, tandis que le DTU prévoit 5 mm/mètre minimum. Va pour le DTU !

 

Beaucoup d'eau transitera par la gouttière du cellier car nous y acheminerons l'eau du pan Est du toit afin de se rapprocher de la cuve de récupération d'eau de pluie au coin nord-ouest. Les gouttières les plus courantes sont "le 25" et "le 33"  :  il s'agit de la largeur en centimètres de la plaque de zinc ayant servi à former la gouttière. Cette largeur inclut le "boudin" formé par enroulement sur le côté ; on ne peut donc calculer ni le diamètre ni la section utile. Evidemment, le DTU donne des indications en fonction de ladite section. Bref, nous avons fini par trouver qu'une gouttière de 33 convenait bien.

 

Après avoir récupéré les bandeaux (planches de 22 cm de large, 27 mm d'épais), nous les avons passée au mélange huile de lin-thérébentine.

novembre-2011 0001-copie-1Puis elles ont été clouées en bout de chevrons

Couramment, les crochets soutenant la gouttière se clouent sur les bandeaux. Problème : en faisant ainsi, la gouttière était vraiment basse. En voici l'explication.

 

Gros-plan-bandeau.jpgNos contrelattes et les deux liteaux du bas ne permettent pas de mettre le bandeau plus haut. Il aurait fallu retailler la contrelatte et décaler les liteaux un peu plus haut.

 

Du coup, nous avons découpé des cales en coin afin d'offrir une surface d'appui au crochet plus haute que le bandeau.

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On voit que le pare-pluie passe sous cette cale, et débouchera donc derrière la gouttière et pas dedans. Ce n'est pas l'idéal. Mais nous voulions à tout prix éviter que le pare-pluie ne fasse un bourrelet pour repasser dans la gouttière, comme nous l'avons vu chez des voisins (toits faits par des entreprises). Notre expérience des bâches nous a appris qu'il ne faut jamais former des poches d'eau.

 

Ensuite nous avons pris des niveaux, déterminé la pente de la gouttière, tracé une ligne au cordex et cloué les crochets.Un peu trop haut, les crochets, (les tuiles frottaient sur les brides à neige), et fixés avec 5 pointes de 70 donc impossibles à enlever. Du coup, nous avons tiré dessus pour les tordre afin de gagner 1ou 2 cm. C'est le métier qui rentre...

 

La mise en place des gouttières nécessite des fonds ou talons : ce sont des demi-disques fixés à chaque extrémité. C'est un peu délicat, il faut les pincer,

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les frapper un peu,

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et terminer par un joint de mastic polyuréthane de type Sikaflex.

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Pas de soudure chez nous. S'il faut refaire les joints dans 10 ans, on les refera, c'est accessible et facile.

 

Il faut aussi percer la gouttière pour faire descendre l'eau dans le tuyau via une naissance (sorte de gros entonnoir)

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Sur la photo on voit la naissance, le trou et les accessoires de perçage (avec les moyens du bord) : scie cloche pour métal et plastique 102mm ayant servi pour la station de relevage des eaux usées, mèche pour béton, faute d'avoir des forets à métaux ; du coup on fait un avant trou avec une petite vis et on l'élargit à la pointe de 180, pour faire passer le foret.

 

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C'est terminé ! On voit les brides à neige qui passent par dessus pour renforcer.

 

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Nous avons aussi fait quelques bidouilles, comme passer les débords de pannes à l'huile de lin et construire une trappe dans le futur plafond de l'étage. C'est simplement une "boite" faite de contreplaqué et de chutes de liteaux, remplie de ouate de cellulose et qui fait tout juste la largeur entre les deux supports (les entraits).

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Le "couvercle" est plus large, la boite repose donc sur le haut des entraits.  Je les ai poncés et paraffinés (au fer à repasser)  afin de faciliter le déplacement de la trappe : ça ne glisse pas comme un tiroir de cuisine, mais ça reste correct pour une manipulation occasionnelle. Le fait que le genier soit lui-même étanche à l'air - bien que non chauffé - autorise ce genre de bricolage un peu limite mais tellement pas cher !

 

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Prochaine étape : les gouttières du toit principal. Les bandeaux sont en bois frais et nous voulons les clouer avant qu'ils ne se déforment en séchant.

 

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