Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Maison en paille dans le Bugey

Maison en paille dans le Bugey

Autoconstruction d'une maison écologique en paille sur le plateau d'Hauteville dans le Bugey, avec un budget de 100 000 euros. Construction selon la technique du GREB.


L'appentis, c'est pas sorcier !

Publié par Seb et Amélie sur 24 Novembre 2015, 21:55pm

Je fais le mariole avec mes jeux de mot douteux mais il reste du boulot : il manque la couverture en bac acier. Mais comme la sous-toiture est déjà en place, ça peut rester comme ça quelques semaine. Ce qui tombe bien, figurez-vous, parce qu'on est passé en 48h de l'été à l'hiver !

L'appentis, c'est pas sorcier !L'appentis, c'est pas sorcier !

Nous avions laissé un espace sans bardage en haut du mur ouest ; j'y ai fixé une lierne (on peut ausi appeler ça une muraillière) de 5 x 8 cm de section sur 6 m de long. Elle est tenue par 2 tirefonds de 8 x 100mm dans chaque montant d'ossature, soit un intervalle de 60 cm environ. Avant de visser le tirefond, un avant-trou à la mèche de 6 est nécessaire.

 

L'appentis, c'est pas sorcier !

Les trois poteaux de 15x15 cm reposent sur des platines réglables que j'avais vissées sur des plots béton au printemps ; deux de ces platines traversent le platelage de la terrasse.

Les platines se séparent en 2 parties : j'ai fixé les parties supérieures sur les pieds de poteau avec les même tirefonds 8x100.

Les poteaux ont été entaillés sur le haut pour former un support à la panne en laissant une joue sur le côté.

J'ai cassé les angles à la scie circulaire et passé un coup de ponceuse au gros grain (40) pour nettoyer le bois.

L'appentis, c'est pas sorcier !

La panne fait 12 x20 cm de section, elle est en 2 morceaux de 3 m que j'ai été très fier de mettre en place tout seul (c'est lourd, le bois brut de sciage !). Elle a été délardée à la pente du toit. Ici aussi, coup de ponceuse pour nettoyer et pour adoucir les angles.

Elle est fixée sur chaque joue par 2 vis de diamètre 6 mais ça m'a paru bien faible, étant donné que l'appentis est soumis aux vent de sud et d'ouest qui sont ici dominants. J'ai donc taillé dans des chutes de panneaux épicéa 3 plis (souvenez-vous : le meuble à chaussures !) pour faire des connecteurs. Ils sont cloués par un certain nombre de pointes de 70, non alignées verticalement pour ne pas fendre le bois.

 

Pour contreventer, j'ai aussi ajouté des petits liens obliques de même section que la lierne.

L'appentis, c'est pas sorcier !

Entre la panne et la lierne :

  • 13 chevrons de 6 x 15 cm, 3.20 m de longueur totale, 2.50m de portée, entraxe 50cm. Coup de ponçage au papier 40, également. Ils sont fixés sur la lierne par 2 pointes de 100 lardées (avant-trou à la mèche de 4). Pour la fixation sur panne, j'ai écoulé des restes : les pointes utilisées vont de 100 à 160 mm. Avant-trous indispensables !
  •  Volige de 18 x 200mm, brute. Léger ponçage sur quelques planches sales. Clouage sur chaque chevron par 3 pointes de 70 galva, soit plus de 700 clous pour les 19m2. Normalement, ça devrait tenir ! L'idée était de renforcer le contreventement, même si officiellement le DTU ne reconnait pas... et gnagnagna et gnagnagna !
  • Pare-pluie, contrelattes 27x40mm, liteaux de 40x60mm tous les 80 cm qui supporteront le bac acier.
L'appentis, c'est pas sorcier !

Comme toujours, j'ai choisi du bois non traité. J'ai pris toutes les pièces en épicéa à la scierie du village ; j'ai opté pour du douglas pour les 3 poteaux qui sont plus exposés à l'eau et à la neige.

 

Prochaine étape : couverture et zinguerie.

Commenter cet article

Archives

Articles récents